L' idiot

 

Le vent a cessé, aux arbres de faire la cour
Le soleil de jouer derrière les nuages gris
Noir est tout ce qui nous entoure
Depuis de longues heures, c'est la nuit.
Profonde, silencieuse sur son parcours
Les êtres, les formes, les ombres sont ensevelies

Ainsi arrivent les cavaliers de la mémoire
Fées, Elfes, Lutins, Trolls, Sorcières
Les bras chargés de rêves pour certains heureux
Pour d'autres une avalanche de cauchemars
Distribution selon les croyances du jour ou d'hier
Dans un bal des esprits jusqu'au lever des gueux.

 

Par les blanches lueurs d'un jour nouveau
Une première nuit s'est enfuie, chassée
L'inconnu prend place lentement, posé,
Dans l'espace vide de la défunte nuitée
Les doigts longs d'un soleil a peine éclos
Fardent le ciel de quelques touches dorées
Bien vite métamorphosées en immense clarté
Enfin voilà, encore une fois un jour est né.

La biche lèche tendrement son faon,
Aux aurores radieuses il vient de naître
Maladroit il essaye de lever son corps fragile
Bien des efforts récompensent son obstination
Mystère il est debout (aidé par d'étranges êtres ?)
La biche tombe!!! Là un chasseur idiot jubile.

 

Savignien

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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